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Tout ce qui n'est pas donné est perdu !

Bienvenue chez toi !

Philippe D

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Curieux de nature, de formation scientifique et artiste en herbe
6/28/2008

Les yeux fermés

 

Yeux-fermés

Et si nous fermions les yeux pendant quelques minutes.

Des minutes pendant lesquelles nous allions, bien assis sur notre chaise, nous concentrer sur tous les bruits et les silences que nous allions percevoir dans ce laps de temps.

Ensuite, nous allons nous dépêcher de déposer, par écrit, sur une feuille blanche, nos ressentis et les émotions du moment, raconter une histoire, écrire un poème ...

Un bon moyen de décompresser et d'expulser ses idées noires.

---

Aujourd'hui, je me trouve assis dans ce lieu clos,
là, les yeux fermés quelques minutes, sans un mot.
 
Abaisser les armes et reposer le corps meurtris,
le noir comme paysage, le silence comme philosophie.
 
Oui, je me laisse ainsi le droit de me poser,
retrouver pendant un temps ... la sérénité.
 
Moi, je suis allongé dans l'herbe et les yeux mi-clos,
le calme envahie mes pensées, bercé par les oiseaux.
 
Malgré les trafics, croassements et bruits de fond,
je me trouve bien ici ... et près à l'abandon.
 
Noyé dans le ciel bleu nuit, dorloté par la lune,
je ressent en moi ce doux moment de plénitude.
 
Puis, les yeux ouverts, c'est le retour à la réalité,
les souvenirs sont perdus, les rêves déjà oubliés ...
 
Le coeur allégé, loin des soucies du quotidien,
le bonheur est venu vers moi me tendre la main.
 
...

 

4/22/2008

Atelier d'écriture 04/04/08

 
Ecrire des phrases, des affirmations ou des textes inventés qui doivent tous contenir les mots :
       Si j'étais ... je pourrais ...
 
Avec des si ...
 
Et si ... j'étais une femme,
je pourrais apporter la joie et le sourire dans un couple et dans une vie de famille. Et puis je pourrais ... enfanter, oui donner la vie et créer un doux nid douillet pour bien l'accueillir dans ce nouveau monde !
Je pourrais réussir enfin à repasser sans faire de faux pli (mdr), préparer de bons petits plats mijotés pour mon mari avant de passer à la casserole (beurk) !
je pourrais réussir à tricoter, coudre, faire la vaisselle dans la joie (sic)
je pourrais mettre des strings, un soutien-gorge ..., avoir un + grand choix de magasin de vêtements, trouver un réel plaisir dans le shopping et les soldes !
Et puis je pourrais avoir une peau douce, de beaux yeux expressifs, une bouche, une belle bouche,
des cheveux magnifiques, avoir des bouclettes, un mise en pli, une couleur si je veux car
il sera fini pour moi pour un temps ... la calvitie, l'haleine de chacal et la barbe du matin à moins que ... la moustache ... pour certaines (mdr)
 
Si j'étais ... riche,
je pourrais avoir les moyens de mes ambitions. D'abord, je pourrais réussir à plaire aux filles mais
je pourrais aussi tenter de réussir mes projets sans avoir peur de perdre mon temps : j'aurais plus confiance en moi, plus sûr de de mes choix que j'assumerais jusqu'au bout.
je pourrais aider ma famille et mes amis fidèles qui me solliciterons c'est sûr ...
Je pourrais acheter des bêtises, voiture, vêtements voir ... se payer des amis !
je pourrais voyager, oui avoir de vrais vacances mais mal accompagné, plus seul encore face à des inconnus souriants qui ne te voient que par ton compte bancaire et le montant du pour-boire ! ...
Avec la chirurgie esthétique (dent, visage, peau ...), je pourrais essayer de fuir ma tristesse, rechercher le vrai amour et la vraie vie, et cela grâce à l'argent si c'est possible ...
 
Si j'étais ... con,
je pourrais dire des bêtises, assumant mes choix, têtu borné n'écoutant alors que ma mauvaise foi (sic).
J'aurais plein d'amis avec qui discuter de sujets vitaux type mode, people, voiture, sport et sexe ...
je pourrais gueuler tout le temps devant un match de foot ou sur ma femme, voir la frapper si je veux et tyranniser mes enfants (sic) ... agissant avant de réfléchir sans assumer les conséquences !
je pourrais enfin penser tout les jours à bichonner ... ma voiture au lieu de porter attention à ma femme !
 
Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche et enfin, je crois, je ne suis pas con ... (mdr)
Est-ce que je suis plus heureux alors ? je ne sais pas !
4/9/2008

Atelier d'écriture 21/03/08

 
Oublié
 

Raconter une histoire en intégrant dans les textes ces phrases :

"Il a fermé la porte de son appartement. Il a descendu l'escalier de son immeuble et s'est dirigé, dehors, vers la rue Sainte Croix. Depuis, on ne l'a plus revu ..."

Oublié :

Six mois. Oui, cela a commencé il y a six mois. Un matin de janvier, M. Thomas avait décidé de quitter sa tour d'immeuble et son quartier. Et depuis, plus de nouvelles. Et cela aurait pu durer plus longtemps. Mais une boîte aux lettres qui débordait et aucune réponse aux sollicitations avait conduit la concierge à en informer l'office bailleur de l'immeuble. Le locataire étant majeur, une simple enquête de proximité par la police municipale est autorisée. Elle devrait permettre de mieux cerner la vie de cet homme et les circonstances de son départ.

D'abord, la concierge de l'immeuble. La veille au soir, elle nous dit l'avoir entendu rentrer assez tard. Ce n'était pas son heure habituel. Et le lendemain matin, elle l'avait vu partir précipitamment vers six heures. Oui six heures pile car c'était l'heure de passage du premier train de banlieue. Son voisin de palier, lui, ne se souvenait pas bien de ce soir-là. Juste des bris de verre, un juron et des cris de femme. Mais il ne pouvait pas affirmer s'il y avait une autre personne ou c'était la télévision. Un autre voisin avait reçu de lui un cadeau pour son fiston. Il lui parlait souvent de ses soucis, de ses mauvaises nuits à réfléchir sur son avenir mais il n'avait jamais voulu se confier. Ne le voyant pas ses jours-ci, il pensait qu'il était parti en vacances.

Une enquête pour disparition est alors ouverte. Une disparition dont les circonstances sont encore vagues. Elles se résument en quelques lignes : "Il a fermé la porte de son appartement. Il a descendu l'escalier de son immeuble et s'est dirigé, dehors, vers la rue Sainte Croix. Depuis, on ne l'a plus revu ..." Cette enquête-là m'avait été confiée.

Les hôpitaux ont d'abord été alertés et puis moi j'ai trié son courrier. Aucune lettre de proche ni de cartes de voeux. Simplement des factures et de la publicité. Je me disait qu'il n'avait pas du manqué à beaucoup de monde. Mais pourquoi donc les factures continuaient-elles d'être réglé ? et par qui ?

Une inspection de son appartement n'avait pas apporté de réponse ... Quelques meubles et vêtements. Des photos d'identité jetées au sol et un agenda presque vide. Rien de bien précis. Je me rappelle bien de ce matin-là. Il faisait froid et le beau soleil d'hiver qui inondait l'appartement ne réussissait pas à réchauffer l'atmosphère et le vague à l'âme qui m'envahissait.

Un locataire, il est vrai discret, s'évanouit dans la nature et personne ne s'était plaint de son absence. Pourquoi un voisin sans histoire, apprécié par les commerçants du quartier, peut-il décider de disparaitre ? Un monsieur galant qui avait pourtant toujours un sourire pour les enfants ou un mot aimable.

En arrivant en bas de la tour, un vent froid et sec me ramena vite à la réalité. De nombreuses questions se posaient et rien pour lever le voile sur ce mystère.

Six mois se sont écoulés. Le temps passant, plus personne ne demandait des nouvelles de M.Thomas. C'était l'un de leurs voisins. Hier si discret et sans histoire, aujourd'hui c'est un homme sans visage et sans mémoire.

C'était ma première enquête et dès lors, moi, je ne l'oublierais pas ! Un jour, peut-être, il reviendra. Un jour sûrement.

 
3/13/2008

Atelier d'écriture 07/03/08

 
Fenetres
 
Image imposée : Devant vous, sur une nappe jaune-rouge à carreaux, un livre ouvert, un cendrier et sa cigarette, et un pot de crayon
 
Derrière les carreaux
 
La vieille ville de Bruxelles. Ses nombreux bars, son dynamisme, ses rues pittoresques et étroites. Un petit appartement situé au dernière étage d'un immeuble ancien. C'est là, dans ce lieu, que se tient la scène de mon récit.
 
Après avoir gravi les escaliers chancelants, on entre dans la pièce principale, la seule pièce. Une odeur de renfermé et de mauvaise cigarette se fait rapidement sentir. De la poussière sur des livres ouverts, des toiles d'araignée à la fenêtre, il est loin le temps où ce local a été aéré.
 
Accrochées aux murs, des rangées de livres qui fonts depuis bien longtemps figure de tapisserie. Au centre de la pièce, un bureau en désordre sur lequel on distingue une feuille blanche griffonnée et, posé dessus, un crayon à papier mâchonné. Le tic tac de l'horloge donne à l'instant présent un côté sinistre et intemporel.
 
Malgré la lumière du jour, la pièce reste dans la pénombre. Derrière les carreaux sales de la fenêtre, la seule qui donne sur le ciel bleu, on peut distinguer le soleil à travers les nuages. Ce soleil qui se désespère à entrer pour redonner des couleurs à ce logement défraîchie et humide.
 
Un cendrier plein, une poubelle qui déborde. Une personne a vécu dans ce lieu. Un écrivain peut-être. Quelqu'un de fatigué en tout cas, au bout du rouleau sûrement. Nous savons tous que les aléas de la vie peut nous conduire à nous isoler. Nous isoler pour trouver l'inspiration, pour se protéger ou se punir.
 
Dans ce logement vit Frédéric, écrivain rêveur, poète et travailleur à ses heures perdues.
Et face à lui cette maudite page blanche qui le défie depuis des jours. S'il n'avais pas à finir ce roman ... Ce roman qu'il doit rendre à l'éditeur ... Sinon, il ne serais plus là. Là enfermé dans ce taudis.
 
A travers les carreaux, les bruits de la rue le rappelle à la réalité. Il voudrais tant vivre au grand air, se promener dans le parc si proche. Rencontrer des gens, boire un vrai café à la terrasse d'un bistrot loin d'ici, loin de ce petit monde. Ce petit monde dans lequel il s'enferme pour retrouver cette inspiration qui lui joue des tours.
 
En levant les yeux, la photo de sa femme Claudie le défie du regard. Faute de téléphone, il devrais lui écrire quelques mots doux pour lui dire combien il l'aime. Il voudrais vraiment revoir son sourire, ses beaux yeux et la chaleur de son coeur.
 
Mais il y a ce maudit roman qui le cloue à ce bureau. Ce travail à terminer pour demain. Et ce mal de dos qui lui rappelle que le temps passe. Ce temps qui s'écoule rythmé par les gouttes d'eau du robinet qui fuit ... lui aussi !
 
Aura t'il le courage de se lever, de la rejoindre, de vivre sa vie réellement autrement que par correspondance ...
 
3/8/2008

Mon frère André

 
 
   
3/6/2008

Cette dame

 
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Cette dame, elle vit aujourd'hui dans une petite chaumière,
seule dans une campagne normande entourée de clairières.
 
Cette dame se lève avec un café, des médicaments tôt le matin,
puis, cachée derrière ses lunettes, rejoint son journal quotidien.
 
Cette dame n'aime pas voir venir les inconnus et les marchands,
si vous êtes de ceux-là, fuyez, passez votre chemin sur le champ.
 
Mais si, pour cette dame, vous êtes un ami, une connaissance,
restez un moment, pour elle, boire un café et redonner confiance.
 
Car cette dame seule est farouche, elle a peur de tous les bruits;
elle maudit le mauvais temps, les camions et les petites souris.
 
Cette dame nous accueille les bras ouverts, sa famille c'est sa vie,
des mots s'écoulent alors de sa bouche, bavarde comme une pie.
 
Cette dame concierge s'intéresse à tout et vous sourit avec amour;
elle regrette déjà votre futur départ et votre séjour bien trop court.
 
Certes, cette dame est aussi grand-mère, elle en rit souvent,
mais, avant tout et j'en suis fier, cette dame c'est ma maman.
 
{ bon anniversaire à ma Maman et à tout ceux qui vous aime ! }

 

2/27/2008

Bien vieillir

  
Bien vieillir2
 
Ecrire sur la vieillesse. Moi je veux bien essayer ... même si c’est pas si facile de parler de soi, des siens, de la vie ...

Pour moi, je voyais d'abord la vieillesse comme quelque chose de confus, sans un début bien défini ni de fin écrite. Elle ne se limite pas à un âge dit canonique, à une perte de garantie ou à une date d'expiration ...

Moi, je la vois plutôt comme un état de sérénité, une auto-satisfaction du devoir accompli et du partage réussi d'une vie à deux. La vieillesse, c'est comme le roman de sa vie. Un roman dont on peut apprécier faire feuilleter ses nombreuses pages par ses petits enfants ... Oui, je voudrais y croire. Mais bon OK ! ... Je suis d'accord avec vous, tout n'est pas si rose dans la vrai vie !

D'abord, il est logique et naturel de se poser la question. Certains me parlent de la vieillesse comme d'un constat, du résultat d'une saturation, d'un changement dans le regard des autres, d'une suite de crises à passer, d'une image étrangère dans son miroir ou d'une évolution clinique des symptômes d'une maladie. Je l'ai lu dans ... ?? Je sais plus où ? ...

Ces descriptions, ces symptômes, moi, je ne veux pas les voir. Pas tout de suite. Ils ne sont, il est vrai, que des observations, de simples photographies ... Et , en plus, on ne nous parle ici que des conséquences du vieillissement, des conséquences la plupart du temps inévitables, c'est vrai. Mais que fait la police ?

Et je fait quoi moi alors si je veux bien vieillir ? Bien vieillir est souvent une question de volonté (alcool, tabac, sédentarité) ... mais, ne l'oublions pas, c'est aussi et surtout une question de moyens (alimentation, stress, vie sociale) ! Ainsi, il suffit souvent d'essayer de quitter ses mauvaises habitudes (...), essayer ne pas se rouiller (articulations, muscles et mémoire), fuir le repli sur soi et aussi vivre malgré l'absence de l'être aimé. Mais tout ça c'est vite dit !

En fait, moi, je sais que je dois juste apprendre à maîtriser les causes de mon (petit) vieillissement. Maîtriser, gérer ces causes, cela correspond en notre capacité au quotidien, et cela aussi bien à 30, 40, 60 ans et plus, à : entretenir ses repères (famille, amis, réseaux), savoir reconnaître ses propres besoins, être capable de demander de l'aide si nécessaire, et puis aussi apporter son soutien aux autres en utilisant une compétence personnelle solvable.

Je sais ... Cela peut paraître facile pour moi de donner des leçons aux autres ... Et vous avez raison ! Moi-même, coincé derrière mon ordinateur, je suis le premier à ne pas suivre ces consignes !

Malgré cela, il suffit souvent d'ouvrir les yeux autour de soi. Vous avez sûrement dans votre entourage, à côté de vous, des voisins qui sont seuls et qui vieillissement mal. Nous pourrions simplement, moi, vous, oui toi ! devenir pour eux leur soutien, leur sourire, bref leur nouveau repère. C'est peut-être aussi ça bien vieillir.

 

2/21/2008

Atelier écriture 08/02/08 (2/2)

 
 
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Un respect mutuel
 
Les jeunes ne sont pas les anciens. Chaque âge a ses valeurs et préjugés. D'un côté, l'énergie et l'innocence. De l'autre, la sagesse et l'expérience. Et personne ne voudrait profiter l'un de l'autre. Pas question en effet d'exploiter la force de la jeunesse afin de la maintenir docile, serviable et non autonome. Ni de vouloir imposer le respect de l'âge.

Suivons maintenant le dialogue entre une maîtresse de maison et sa servante Rosita.

Rosita : Bonjour Madame, vous avez bien dormi Madame ?

Madame : En voilà de parler à sa patronne ! Arrêtons ici les familiarités !

R : Bien Madame ! Comme vous voulez Madame !

M :Allez donc à vos occupations ! Et puis .... apportez-moi un thé au jasmin avec des petits croissants ! ...

R : Oui Madame ! Je vous prépare cela tout de suite Madame !

Après le retour de Rosita avec son plateau, le dialogue reprend.

R : Madame est en beauté ce matin ! ... et Madame a un bon appétit !

M : Vous ... vous avez quelque chose à me demander ? Je sent ces choses là ... Si c'est pour avoir votre après-midi ..., n'y comptez pas ! J'ai besoin de vous pour m'habiller et préparer le repas de ce soir ! ...

R : Non Madame ! C'est seulement ... pour ma petite augmentation de salaire Madame !

M :Ah l'argent ! Toujours l'argent ! Nous verrons cela un autre jour ...

R : S'il vous plait Madame, c'est urgent, c'est pour pouvoir soigner ma petite fille malade ... Madame !

M : Ah la santé ... moi je respire la santé ! Regardez-moi, je suis belle naturellement et sans effort ! Mais si vous me demandez de l'argent, je sent que je vais avoir une migraine ... Ah ça y est ! Je vais pas bien ! Apportez-moi une tisane !

R : Et pour ma petite augmentation ! ... Madame !

M : Mais arrêteeez donc de parler ! ... Moi je préfère le silence ... Pensez-y ! Vous entendez ? C'est cela ... oui ... le calme, le repos. Je crois que je vais me recoucher ! Quoooi ! Vous êtes encore là ?

R : Je fais comme vous me l'avez dit Madame ! ... Le silence Madame ! ... le silence ! Et tenez .... moi aussi je vais faire une pose ... Madame !

M : Mais dépêcheeez-vous ! ... J'ai de vertiiiiiiges !

R : D'accord Madame ! si c'est pour rendre service ... Alors ... Alleeeez ! .... Debooooout ! ... Madame ! ... Et du balaaai ! .... Alleeez ... du balaaaaaai ! Madame.

M : De quoi je me mêêêêle ! Vous savez à qui vous parlez ?

R : Oui du balaaaai ! Allez prenez le balaaaaaaaai, bougez-voooous un peu et tout ira mieux ... Madame !

La pauvre Madame ! Le service n'est plus ce qu'il était .. Allez donc vouloir donner des conseils à quelqu'un ... Les échelles de valeurs (indispensables) peuvent être brisées ... et dès lors, je crois, c'est l'anarchie.

Atelier écriture 08/02/08 (1/2)

 

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Dialogue de sourd(s)

La vieillesse a du bon. On a la maturité, la patience et la conversation pour remplir les longues journées d'hiver. Mais c'est sans compter sur certains défauts qui sont souvent mis en valeur. Imaginons donc un dialogue téléphonique entre deux amies personnes âgées.

Martine : Allô ! Véronique, c'est Martine !

Véronique : Allô ! C'est qui au téléphone ?

M : Fais pas l'idiote ! C'est pas drôle ... J'ai quelque chose d'important à te dire ...

V : Essayeeeez de parlez plus fort ! Je suis dans la rue et ... je n'entend pas bien ...

M : C'est moooi Martine, je suis malaaade aujourd'hui ! Ma voix est enrouée ... Je ne peux pas te parler plus fort !

V : Ah c'est toooi Martine ! La communication est vraiment mauvaise ... Au fait, tu fais quoi cet après-midi ? Il fait un beau soleil ... alors tu sooors de chez toi ! Pourquoi pas au parc avec ton chien ?

M : Véroniiiiiique ! Je sui malaaaade ! Peux-tu s'il te plait ...

V : Tu es d'accord !? OK donc rendez-vous à 15 heures au parc !

M : Mais tais-tooooi ! Ecooooutes-moi donc ?!

V : Quoi ? Qu'est ce qui se passe ? Ta voix est bizarre aujourd'hui ... toujours à parler la bouche pleine ... Tu sais pas ... J'ai découvert une nouvelle patisserie dans la rue principale ... et si tu veux, je pourrais ...

M : C'est pas possiiiible ! Cela doit être un problème de téléphone ... Je raccroche et je la rappelle !

V : Allô ! Veuillez patienter s'il vous plait ... je suis en double appel !

M : Allô Véroniiiiique, c'est moooi Martiiiine !

V : Ah c'est toi !! C'est pas possiiiible ! Alors tu avais raccroché ?! Et depuis combien de temps je te parle toute seule ? Bon ... on en était où ?

M : Véroniiiique ! Je suis vraiment malaaade ... Je ne peux pas sortiiiir alors ... Peux-tu me remplacer au travail cet après-midi ?

V : Ma pauvre Martiiiine ! .... Il fallait me le dire ! J'arrive toute de suite te réconforter en t'apportant tes gâteaux au chocolat préférés !

M : Tu sais mooooi ... en ce moment ... je préférerez ... un bon sirop pour ma toux !

V : Quooooi !! Tu as un chat maintenant ? Et bien, c'est comme tu veux ... OK pour les croquettes ! A tout à l'heure !

M: Tu n'as pas compris ! Je voudrais plutôt ... Oh noooon ! ... Elle a raccroché ... J'espère qu'elle n'a pas oublié chez elle la clé d'entrée de l'immeuble pour éviter un nouveau dialogue de sourd à l'interphone ...

Atelier écriture 25/01/08

 

Olympia-Manet

Une réalité à contre-emploi

Tout d'abord, plantons le décor. Le tableau Olympia d'Edouard Manet. Une chambre d'un hôtel de luxe. Une jeune fille blanche est allongée dans un grand lit douillet. A ses côtés, une servante noire lui apporte un bouquet de fleur.

Que fait cette fille entièrement nue sur ce lit ? Est-elle en train de rêver ? Peut-être qu'elle s'ennuie ferme de son triste sort de dame riche dans un univers colonial ? Ou tout simplement, fait-elle la pose pour un photographe de mode, dans le cadre d'un concours de beauté ?

Non, rien de tout cela ! Elle est ici présente suite à une annonce dans un journal pour une offre d'emploi. Elisabeth, élève sérieuse d'une école de commerce, ne pouvait pas imaginer les événements qui allaient se succéder.

Un poste d'hôtesse d'accueil, une proposition de voyage à la clé, et la voilà partie vers un pays inconnu. Le lendemain de la signature, elle se réveille ici, déshabillée dans ce grand lit à baldaquin. Avec, à ses petits soins, une servante noire.

Elisabeth : Mais je rêve ou quoi ? C'est ça le poste d'hôtesse d'accueil ? J'ai pas du bien répondre aux questions de l'entretien ! Je suis où là ? Pour faire quoi, pour quelles compétences et pour combien de temps ?

Elle se sent seule, loin de tout et de ses copines de l'école de commerce.

E : Elle est bien gentille, la servante, avec ses fleurs, mais bon, moi je vais rater mes prochains cours et l'anniversaire de ma cousine.

Après avoir couvert sa nudité, elle se dit qu'il lui fallait des réponses à ce mystère. Essayons d'engager la conservation avec la servante ...

E : Excusez-moi mademoiselle, vous vous appelez comment ?

La servante : Bonjour Madame ! Mon prénom est Fatima. Il vous faut autre chose Madame ?

E : Parlez-moi de vous ? Vous êtes payée, vous avez des droits ?

Fatima : Moi, je suis comme vous Madame !

E : Comme moi ! Je ne comprends pas ? Allez... arrêtons ici cette mascarade, vous allez m'aider à trouver des vêtements et je vais sortir d'ici ... Et puis ça va barder !

F : Non, il faut rester Madame, il faut rester sinon on ne va pas être payé !

E : Payé ! payé pour quoi ? Mais ...?

Elisabeth venait d'observer que la transpiration de la servante avez fait apparaître de la peau blanche sur son front noir ...

E : Mais vous êtes qui ? Vous n'êtes pas noire ? Je veux des explications ?

Cette servante, devant elle, paraissait déstabilisée mais avait aussi qu'elle a changé de voix ...

E : C'est pas possible, c'est toi Roger ? Mais pourquoi tu es là ?

Roger : Ben...tu sais que je suis acteur !! Il restait le rôle de la servante noire, alors moi j'ai pris...

E : Mais pourquoi tu ne m'a rien dit depuis le début ?

R : Nous avons été embauché pour réaliser des reproductions de tableaux célèbres ! Toi, tu n'as pas du lire les petites lignes en bas du contrat ? Le projet est financé par le Ministère de la Culture, et les images sont diffusées sur le câble. Si tu avais arrêté de te plaindre, ce tableau serait déjà fini !

E : Comment ça le câble ? Mais où sont les caméras ? Elles sont ici ? Là ? Papa ! Maman ! Je suis là ! C'est moi Elisabeth, votre fille ! Vous pouvez être fier de moi ! Je suis une actrice maintenant. Eh oui ... je n'ai pas de costume ... En fait, ils ont mis tout le budget dans les décors !

Tout à coup, arrive dans la chambre le metteur en scène du projet.

M : Bon ... allez on se dépêche ... remettez-vous en place ! Ok ... tableau Olympia de Manet ... attention ... Coupez ! Elle est bonne ! Maintenant, on va changer de décor ! Après Manet, Renoir. Vous deux, quittez la scène et revenez demain pour vous faire payer !

Elisabeth, à moitié nue, se retrouve hors des studios dans la rue avec Roger.

Un policier l'interpelle.

Le policier : Vous là ! Vous avez vos papiers ?

E : Moi ? Mais je suis la princesse Olympia de Manet !

Le policier : Et moi, je suis la Joconde ! Allez, embarquez-moi ces deux prostituées ! Je vous jure ! n'importe quoi pour se faire remarquer.

Le retour à la réalité a été dur pour elle. Un séjour en prison sponsorisé par la Ministère de la Justice. Une convocation chez le directeur et une paire de claque par sa mère. Devoir choisir entre le coeur et la raison ? Aujourd'hui, Elisabeth a compris la leçon : elle est maintenant sage comme une image. 

 

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